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La jeunesse de leomyd, partie I

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1 La jeunesse de leomyd, partie I le Jeu 23 Juin 2011 - 0:34

La jeunesse de leomyd, Partie I
Con comme un gaulois



Les mèches de cheveux tombant devant ses yeux, le jeune leomyd mangeait avec appétit les tranches de jambon séchée volée l’heure précédente, Allongé sur le cabanon pour le bois.
Le jeune homme contemplait le ciel, le regard perdu dans les formes complexes des épais nuages immaculés qui peuplait le ciel bleu de ce jour de mai, et ainsi il restait des heures chaque jour et chaque jour il prenait soin d’avoir de quoi ce nourirre car, comme disais son père, « manger, c’est vivre »
- Leomyd !!!!
Leomyd avait onze ans et ne craignait plus les loups depuis longtemps, pas plus qu’il ne craignait les ennemis de la Gaule ou les monstres de légende, car comme tout gaulois de onze an il possédait de manière égale une carrure plus que correcte, un sens du courage frisant l’inconscience et une capacité de refléxion proche de celle d’une plante sauvage. Mais si il y avait une chose que leomyd craignait c’était sa mère. Lédéna, 30 ans, femme de chef de clan, était dans son univers l’entité la plus a même de se placer juste au dessus des dieux dans la hiérarchie générale du monde.
- Leomyd je suis armée ! alors ne fait pas le con et ramène la bouffe que tu a piquée !
La voix puissante, pourtant si douce habituellement, de sa mère raisonnait jusqu'au jeune homme tel le tonnerre dans une vallée. Aussi, la seconde suivante il courait en direction des granges, cherchant une cachette apropriée, prêt a y tenir un siège que même les empereurs romains redouteraient, tapis dans le foin.
Ainsi il arriva a la grange principale et d’un bond plus improvisé qu’autre chose sauta dans le foin, l’un de ses genoux buttant alors contre une surface dure dans un bruit sec
- Hé ! tu me prend pour matelat !
Cette fois c’était le timbre grave et chaleureux de la voix de son père, caché, comme le constata leomyd, au même endroit.
- Père ? mais…je pige pas…pourquoi vous pioncez dans le foin ?
Sa tête émergeant du tas de foin il fit un geste négligent pour débarrasser ses cheveux lui tombant aux épaules du foin qui s’y emmêlait fermement, son visage encore enfantin posant un regard dubitatif sur la silhouette émergeante de son père, lequel semblait sobrement irrité d’avoir été découvert
- Bah…
Son père, Ghéryd, était un homme inspirant a la fois le respect et la confiance : sa taille moyenne, ses cheveux légèrement grisonnant encadrant un visage sérieux mais jovial bien que marqué par une vie de chef de guerre donnait une impression de force calme.
- …Je pionçais pas, comme tu dis ! Je…je…je me planquais de ta mère, répondit-il avec un soupire désespéré
Leomyd fronça les sourcil, inclinant la tête sur le coté, comme
cherchant vaguement a déduire, en vain semblait-il, les tenants et les aboutissants de cette réponse
- T’as piqué dans le stock de bouffe toi
aussi !?

- Bien sûr que non…j’ai… j’ai picolé hier et
j’ai gerbé sur sa sœur, ta tante, qui comme tu le sais est une grosse truie avec un glaive coincé dans le c…bref…ta chère tante qui tentait de me foutre au pieu sous prétexte que mon … « état d’ébriété » l’indisposait…du coup…elle ma secoué et là : le sale coup…je lui ai vomi dessus…

- C’est pour ça que maman est comme ça
aujourd’hui ?
demanda Leomyd avec un frisson appuyé par un regard peiné et compréhensif a son père.
- …non, sur le moment elle a rigolé ! … non le truc c’est qu’après ta tante est devenue hystérique alors…je l’ai assommée avec ma chaise en l’insultant copieusement…
Leomyd poussa un long soupir puis s’adossa au mur de la grange le plus proche, enlevant le foin restant sur sa tunique légère, ses yeux fixant d’un air soucieux son père, puis la maison familliale visible par la porte du batiment. Puis soudain il se redressa et adressa a son père un sourire malicieux
- On joue a la guerre !?
Sans attendre de réponse il se jeta sur son père en riant, l’attrapant de ses deux bras a la taille, tentant de le faire basculer dans le foin. Son père éclata d’un rire chaleureux et attrapa le garçon par la tunique avant de le balancer sans mal contre une botte de foin, plus compact. Le jeune homme
tomba violemment a terre et se releva en riant, le nez en sang
- Vengeance !
Fonçant de plus belle il se jeta sur les épaules de son père et se mis a faire balancier pour tenter de le déséquilibrer.
- Je ne pense que tu puisse…
Il fut interrompu par un claquement sec a l’entrée de la grange et les deux combattants s’immobilisèrent comme un seul homme, posant un regard plein crainte sur une belle jeune femme brune se tenant dans l’encadrement de la porte, une hache de bucheron a la main, un regard froid et perçant rendant ses yeux d’un bleu gris pâle aussi effrayant qu’une dizaine de catapultes braquées sur une tente.
- Bien ! nous allons considèrer que vous venez de signer un traité de paix tout les deux mais que, manque de bol, votre petit combat n’était rien comparé au chatiment que vous réserve votre nouvel ennemi commun, moi ! dit-elle sur un ton cinglant mais plus maitrisé que jamais. Leomyd, puisque tu es officiellement aussi con que ton père tu l’accompagnera demain chez ta tante ou il présentera ses excuses pendant que toi tu aidera ses serviteurs a s’occuper de sa ferme.
Sur ce elle parti en direction de la maison. Le jeune Leomyd, toujours accroché aux épaules de son père, poussa un grognement de dépit avant de sembler traversé par une idée lumineuse.
- Hé Père ! vous auriez du frapper plus fort du coup… les hommages c’est moins chiant que les excuses et on a pas le droit de travailler les jours de deuil… ça nous aurait arrangé…

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La semaine suivante a l’heure du repas, leomyd déboula en trombe dans la cuisine, se plantant avec détermination devant sa mère, occupée a cuisiner
- On mange bientôt ?!
Il y avait presque de la détresse dans sa voix. Sa mère posa sur lui un regard aillant perdu toute froideur au profit d’une affection infinie et le rassura d’une voix douce mais dans laquelle on ressentait quelque peu le ton cinglant habituelle chez Lédéna.
- Mais oui Leomyd. dans moins de cinq minutes tu pourra ingurgiter de manière quasi surnaturelle, comme d’habitude, un demi chevreuil et assez de choux pour
rassasier toute la faune de ce pays…

Leomyd accueillit l’annonce avec un cri de joie et s’empressa de se mettre a table puis posa sur sa mère un regard préoccupé.
- Maman… tu sais… la semaine dernière chez ma tante… elle m’a dit que de toute façon la plus grosse partie de mon héritage c’était la connerie chronique et…et…insondable…qui touchait systématiquement
les hommes de cette famille… pourquoi elle est méchante comme ça ?

Tandis qu’il semblait peiné par cette idée sa mère, contre toute attente, éclata de rire et s’approcha, lui passant une main dans les cheveux, s’essayant a une vaine tentative de coiffage au passage.
- Leomyd, ta tante, qui n’est pas la plus agréable des femmes j’en convient..a sans le savoir adressé un super compliment a cette famille que j’aime tant…
Leomyd la regarda, intrigué, interloqué, bref, il ne semblait pas comprendre le sens des paroles de sa mère.
- …tu vois, il est vrai que toi, ton père, tes cousins…vous n’êtes pas ce qu’on pourrait appeler de grand penseurs, a vrai dire vous êtes tous a votre façon assez cons mais… je pense que c’est nécessaire pour ne pas évincer votre plus grande qualité : Vous avez le cœur grand ! vous aimez les choses, vous ne cherchez pas a faire du mal et votre courage ainsi que votre détermination n’en sont que plus grand ! soit donc fier d’être un con parce que tu voles du même coup la plus belle des qualités a tout ces soit disant intelligents qui ne pensent qu’a eux… z’êtes
des bourrins oui ! mais vous êtes les bourrins les plus admirable du monde connu ! vous êtes mes petits cons a moi et j’en suis fier.

Leomyd, maintenant en larmes, la gratifia d’un immense sourire
reconnaissant et se serra contre elle.
- J’ai…j’ai pas tout pigé mais… c’est super ce que tu as dis !
Elle le serra doucement dans ses bras et lui essuya le visage de sa manche avant de sourire et de retourner vers les plats en train de cuire.
- Allez ! à table !

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Enjambant un buisson épineux Leomyd traversait rapidement le petit bois qui bordait le village en jetant des regards attentifs autour de lui. Son père et son clan étaient réputés pour être de grands chasseurs, aussi son père tenait a ce qu’il apprenne a connaitre la forêt en s’y baladant le plus souvent possible, ce qu’il faisait avec joie après avoir pris soin de prévoir a manger pour la route.
Ce jour là il était décidé a faire la différence entre les empreintes laissées par les cerfs et celles laissées par les chevreuils, tâche qui l’avait entrainé sur une piste claire
qui semblait se terminer dans le coin, le forçant a scruter les alentours pour savoir de quel animal il s’agissait et de constater alors la réussite ou l’échec de son pistage. Pour lui c’était un cerf, il en était sûr.
Quelques mètres plus loin, au détour d’un épais buisson aussi large que haut il se figea en découvrant un homme agenouillé, devant jeune cerf étendu au sol, arc en main. L’animal semblait encore en vie, une flèche plantée dans sa cuisse droite postérieure. L’homme ce retourna a l’arrivée de Leomyd , constatant qu’il s’agissait d’un gamin de 11 ans tout au plus il haussa les épaules et se tourna a nouveau vers le cerf, tirant un petit poignard.
Leomyd serra les poings et s’approcha avec fureur
- Vous n’avez pas le droit ! La période de chasse au cerf est terminée depuis plus d’un mois ! quand mon père l’apprendra vous risquez une grosse punition !
L’homme éclata de rire en se retournant, l’air de se demander si ce gamin était vraiment sérieux, a oser le menacer ainsi, entre l’amusement et l’agacement. Il se leva, dépassant léomyd de deux têtes.
- Et qu’est-ce qui te fait croire que je vais te laisser aller raconter ça a ton père petit ?
L’homme ricana et pointa vers leomyd son poignard. Ce dernier, sans la moindre trace de peur ne semblait que plus énervé, d’un geste vif il frappa l’homme inattentif au poignet d’un violent coup de pied, lui faisant lâcher son arme, et
tandis que l’homme tentait d’empoigner son arc, leomyd tira de son sac de nourriture un petit couteau a viande, simple mais aiguisé et le planta sans hésiter dans le mollet de l’homme sur lequel il lançait un regard sévère qui poussa un cri de rage et de douleur, laissant là son arc et son poignard, s’éloignant
rapidement en boitant et en jurant.
- Mais quel con de gamin ! merdeux stupide !
Leomyd le regarda partir puis se pencha sur le cerf pour observer sa blessure, puis lança un dernier coup d’œil a l’homme en fuite, un sourire sur le visage.
- bien sur que je suis con… il faut bien avoir quelques qualités


A suivre dans la seconde partie de La Jeunesse de Leomyd : Un amour de Gaulois


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J'ai pas taxé dans le stock de bouffe... j'ai un alibi : je mangeais.
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