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"Rencontre du troisième type." Ardent, celui-là.

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( Ce texte est issu d'un rp cb, modifié sous la forme narrative. )
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Dans la salle de repos chaude et agréable de la citadelle, un homme habillé d'un élégant drapé rouge aux motifs dorés est confortablement assis-là. Un verre de vin élevé devant son visage fin et malicieux, il contemple son beuvrage pensivement. L'atmosphère autour de l'être n'est pas le même que plus loin. Le feu de cheminée ronfle aux pieds de l'homme à grands bruits.
La porte s'ouvre et Rhiannon passe la tête à l'intérieur. Elle jette un regard circulaire et fait mine de refermer la porte, mais elle se ravise. Sans un regard pour l'homme, elle s'avance vers la cheminée et contourne un fauteuil qui lui apparaissait de dos jusque là, vérifiant si personne n'est assis dedans.
Au moment où elle s'aperçoit que le fauteuil est vide, elle ressent soudain l'atmosphère particulière dans laquelle elle a pénétré. Elle fronce les sourcils, immobile, puis jette un regard furtif à l'homme assis. Redevenue impassible, elle s'assied mine de rien dans le fauteuil en question et, observant le feu sans remuer un cil, elle se concentre sur ce qu'elle perçoit pour tenter de l'analyser.
La cheminée ou s'est avancé Rhiannon s'agite. En effet, ses braises s'animent tandis que ses flammes forment l'esquisse d'une créature, un grand cerf fait de flammes se baladant, miniature, dans l'âtre du feu ronronnant. Peu après l'apparition, une voix, celle de l'homme à la tonalité de roc, grave et chaude :

- Simple et réconfortant, n'est-ce pas ?

Si Rhiannon n'était pas déjà parfaitement immobile, elle se serait figée. Elle contemple le phénomène avec un visage fermé, mais son esprit s'agite et carbure. Elle ne peut réfréner sa curiosité obsessionnel devant quelque chose qui ressemble à de la magie, mais n'en est pas. Pas réellement. Elle s'adresse à l'homme sans quitter le feu des yeux, d'une voix neutre :


- Supposons que je vous demande comment vous faites cela... Vous me le diriez ?

Le feu dans l'âtre maintenant s'abaisse, puis fini par se consumer et s'etteindre totalement. Ne laissant que des cendres fumantes dans l'âtre, et les lumière vacillante des torches de la salle. L'homme réponds, d'une voix si chaude et douce, quelle à pour effet de remonter l'echine de Rhiannon avec un frisson :

- Supposons que je vous le dise, chère inconnue, qu'en ferez-vous ? Gain de curiosité, ou savoir.

es yeux s'agrandissent imperceptiblement. Elle n'a pas l'habitude des... eh bien des sensations tout court, en fait. Elle se met une claque mentalement, peu encline à se laisser déconcentrer et reprend le contrôle de sa personne. Elle répond sans hésiter :

- Ma curiosité est toujours l'outil de mon savoir.

L'homme, observant, detaillant Rhiannon de son regard gris de brume, entame :

- Et bien....

Soudainement, l'âtre de la cheminée explose dans un amas concentré de flammes maitrisé dans la cheminée, formant une creature doué de parole, humanoirde, aux longs cheveux d'etincelles, qui s'exclame d'une voix charbonique :

-"
Il est le feu, ne maitrise ni ne possède, elementaire et consèquent, du pouvoir il n'en est pas le maitre, il en fait partie ! "

Puis la forme se meuve, s'incline dans un raillement, et disparait, tandis que le feu de cheminée revient à la normale. L'homme lui, abore un très large sourire
. Rhiannon étant particulièrement sur ses gardes, elle s'épargne un sursaut qu'elle aurait trouvé particulièrement humiliant. Cependant elle a un mouvement de recul qui la colle d'avantage au dossier de son fauteuil et elle écarquille les yeux. Mais lorsque l'apparition prend la parole, c'est une expression fascinée qui apparaît sur son visage, et l'intérêt prend le dessus sur tout le reste en son fort intérieur. Lorsque le feu redevient normal, elle reprend sa respiration qu'elle avait suspendue, et prononce doucement :

- Est-ce que... les gens d'ici connaissent votre nature ?

L'homme incline la tête sur le coté, puis réponds, ses yeux empreint d'une douceur exquise paradoxalement malsaine. Il esquisse un un sourire figé :

- Je ne m'entache pas des opinions publics, cela m'impotune.

Rhiannon est sidérée que... quelqu'un comme lui, puisse être là, dans cette salle de repos. Elle plisse légèrement les yeux et demande sans détour :

- Qui êtes-vous ? Que faites-vous ici ?

La voix trop grave pour faire partie des tonalités vocales humaines réponds :

- Je suis en affaire. A cela je vous retourne l'interêt, mademoiselle... ? Il se répandit d'un large, très large sourire.

Elle ressent de la frustration à cette réponse qui est loin de satisfaire sa curiosité, mais garde son habituelle expression neutre. Elle aimerait pouvoir se promettre qu'elle mènerait ses propres investigations, mais cela signifierait adresser la parole à toute une série de gens... et elle n'y tient pas. Elle fronce légèrement les sourcils à ce "mademoiselle" qu'elle considère un peu grotesque, même si elle est bien conservée, mais répond néanmoins d'un ton sans chaleur :

-Je suis Rhiannon. On m'a engagé pour mes talents. Je pratique la magie... Mais cela, vous le savez déjà, n'est-ce pas ? Si elle pouvait ressentir les dégagements de magie, il le pouvait d'autant plus.

- Bien-sûr. Je me delecte de ces sources, j'aime tellement la Bretagne, oh, que oui. Je l'aime tellement. Cette terre est composé de tant de magies... Votre venue m'est contentante. Hyrion fini par tourner son regard gris, avec une lueur malsaine pourpre au milieu de son iris, fixant Rhiannon. Une langue fourchue tel celle d'un serpent viens pourlècher ses lèvres fines : Rhiannon ? Rhiannon. Quels sont donc vos talents ?

Ecoutant son discours, sa méfiance surpasse peu à peu son intérêt. Et cette voix... Elle se ferme à l'intérieur pour qu'elle ne parvienne pas à la troubler. Lorsque leurs regards se rencontrent, elle manque de tout relâcher et doit mobiliser une grande partie de son immense volonté pour garder le contrôle total de sa personne. Elle parvient à garder un visage fermé, mais elle cille lorsqu'elle aperçoit cette langue qui n'a rien d'humain. Elle répond d'un ton froid :

- Ils sont multiples.

Hyrion, gardant un immense et enigmatique sourire noir, fixe toujours de son regard douceureux Rhiannon puis éclate d'un rire rocailleux et chaleureux, decouvrant une rangées de dents parfaites pourvue de canines très - trop - pointues et fines, discrètes. Il accoude son bras au coté de fauteuil puis se penche vers elle avec un air complice et plaisantin

- Et bien, et bien. L'on croirait que je vous suis hostile et etranger, detendez-vous Rhiannon, il n'y a ici que moi, vous et vos talents multiples.

Prise au dépourvu par ce rire, par cette attitude, par ce ton, elle hausse légèrement les sourcils et perd la neutralité de son expression. Elle ressent cette invitation à se détendre comme un impératif, indiscutable... Sa méfiance est sur le point de s'évanouir... Elle se reprend, réalisant le sentiment de fascination qui l'envahit. Elle redouble de concentration, redoutant soudain quelque pouvoir hypnotique. Elle ne craint rien d'avantage en ce moment que de perdre la maîtrise de soi et sa crainte est efficace. Elle multiplie sa volonté. Elle réalise qu'elle en a oublié ce qu'elle était en train de faire, ce qui la conforte dans ses soupçons :

- Vous pourriez commencer par me dire votre nom. Vous me seriez déjà moins... étranger.

L'homme regardant Rhiannon tel une petite proie innoffensive, fronce les sourcils un maigre moment, perdant son demenciel large sourire, ce qui lui vaut les attraits d'un visage inquiètant, intimidant et effroyablement puissant de son mutisme. Il sonde l'âme de la femme d'un seul regard puis pronnonce avec une lenteur savouré un seul mot :

- Hyrion.

Rhiannon sent ses entrailles se nouer lorsqu'il lui répond, mais au lieu de la déstabiliser, cela confirme la légitimité de sa méfiance et a pour effet de lui donner la volonté de se lever et de partir, chose curieusement inenvisageable jusque là. Elle pose les mains sur ses accoudoirs et s'arrache pour ainsi dire à son fauteuil. Elle doit encore trouver sa fille, qu'elle cherchait lorsqu'elle est arrivée, et se concentre sur cet objectif, faisant abstraction de son mieux de tout le reste. Cependant, juste avant de franchir la porte, elle s'arrête et prend le risque de lui jeter un dernier regard, non sans mobiliser sa volonté. Elle lui lance, comme un défi bien que sa voix soit parfaitement neutre :

- A bientôt.

Elle sort, Il lui adresse le plus innocent et doux des sourires polies, elève une main aux doigts jonchés de bagues clinquantes, et la salue en battant des cils, large sourire aux lèvres :

- ... A bientôt Rhiannon, au plaisir.


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